"La révolution ne vient pas remplir une nécessité esthétique,
mais solutionner une série de problèmes d'ordre social qui sont posés."
Juan Garcia Oliver, juin 1936

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Les Brigades Internationales étaient composées de volontaires antifascistes venant de 53 pays différents. On estime que durant la totalité de la guerre, ils furent entre 32 000 et 35 000 volontaires dont 15 000 moururent au combat.
Mais d'autres volontaires, hors de ce cadre organisé à partir de Moscou, s’engagèrent en Espagne. Les premiers faisaient partie des athlètes réunis à Barcelone pour les Olympiades populaires, du 19 au 26 juillet 1936, organisées pour protester contre les JO de Berlin. Au moment du coup d’état, 200 à 300 sportifs, restèrent en Espagne. Ces athlètes participèrent aux combats de rue de la capitale catalane et à la prise de l'hôtel Colón, près des Ramblas. Mais la plupart d'entre eux quittèrent le pays dès le 24 juillet.
Bien avant la création des BI, le 18 septembre 1936, des volontaires partent vers l'Espagne (1). Parmi eux, des militants libertaires intègrent les groupes internationaux (2), de la colonne anarchiste de Durruti (la centurie Sacco et Vanzetti composée d'Américains, la centurie Erich Mühsam, composée d'Allemands ), de celle d'Ascaso (section italienne), et d'Ortiz dans laquelle les internationaux, surtout Français, forment la centurie Sébastien Faure.

D'autre volontaires comme Georges Orwell (3) intègrent les colonnes du POUM (Parti Ouvrier d'Unification Marxiste).
Selon Nicolas Faucier, organisateur du Comité pour l'Espagne libre (CEL) il y aurait eu 250 à 400 libertaires français, 120 italiens, 200 allemands mais aussi des Suédois comme Nils Lätt (4) et et Axel Österberg (5). On compte aussi des Hongrois, des Bulgares, des Yougoslaves, des Polonais, des Ukrainiens, des Russes, etc.
Les volontaires libertaires français s'engagèrent à travers la Fédération anarchiste, l’Union Anarchiste ou la CGT-SR (6). Mais c'est de leur propre initiative et par leur propre moyen que beaucoup de militants se rendirent en Espagne et s'engagèrent dans les groupes d'internationaux.
Après les journées de mai 37, certains militants libertaires quittèrent le front et l'Espagne considérant la révolution terminée. Le 30 juillet 1937, le Bataillon International de la colonne Durruti fut dissous : certains étrangers partirent, d'autres intégrèrent la XIIe Brigade Internationale.
Enfin, des miliciens, notamment les ressortissant  des pays soumis par le fascisme, passèrent la frontière au Perthus en février 1939 et furent internés dans les "Camps des sables" avec des milliers d'Espagnols.
JUANITO MARCOS

1. Remi Skoutelsky, L'Espoir guidait leurs pas, Les volontaires français dans les Brigades internationales, 1936-1939, Grasset, 1998

2. Les fils de la nuit. Les Gimenologues / L'Insomniaque, 2006.
3. Hommage à la Catalogne. Georges Orwell / Éditions Champ libre.
4. Milicien et ouvrier agricole dans une collectivité. Nils Lätt. Éditions du Coquelicot 2013
5. Derrière les barricades de Barcelone.  Axel Österberg. Éditions du Coquelicot 2016
6. Alphonse Tricheux itinéraire d’un anarchiste. Violette Marcos et Juanito Marcos. Editions Loubatière 2011














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